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Quand une « aubaine » se révèle une mauvaise affaire
Gestion des dettes

Quand une « aubaine » se révèle une mauvaise affaire

D Rédigé par Debt.ca
Publié Mis à jour 6 min de lecture
Révisé par notre équipe éditoriale

Une aubaine, c’est difficile de résister. C’est un peu comme gagner à la magasinothérapie. Mais parfois, les aubaines ne sont qu’une illusion. Comment savoir si une « aubaine » est en fait une mauvaise affaire déguisée? Heureusement, certaines étiquettes rouges cachent des signaux d’alarme qui peuvent vous avertir que le prix est peut-être plus élevé qu’il n’y paraît.

L’ancrage : la psychologie du prix réduit

L’ancrage s’appuie sur l’information que vous avez déjà et sur vos attentes. Inconsciemment, dès que vous vous attendez à ce qu’un article coûte X $, vous avez « ancré » un point de référence fixe. Ainsi, chaque fois que vous voyez de gros soldes avec des prix alléchants, il suffit que le prix soit inférieur à X $.

Et si le prix d’origine n’était que de la poudre aux yeux? Que se passe-t-il si une grande surface, un grand magasin ou un détaillant en ligne ancre des prix plus élevés dans votre tête? Vous n’en reviendriez pas de voir à quel point les prix augmentent souvent juste avant les soldes du Cyberlundi, des grands congés ou du Vendredi fou. Ensuite, quand le prix d’un article baisse pour les soldes, l’étiquette semble afficher un excellent prix.

L’ancrage par la hausse du prix d’un article ne se produit pas seulement avant les soldes. La plupart des soldes affichent le prix de détail à côté du prix réduit. Vous considérez cette différence comme ce que vous économisez. Pourtant, quand ce n’est pas le vrai prix de l’article, même un solde du Vendredi fou peut se transformer en mauvaise affaire.

Ça arrive plus souvent que vous le pensez. Connectez-vous à votre site de magasinage en ligne préféré et vérifiez. Regardez les étiquettes de prix à l’épicerie. Afficher le prix de détail à côté du prix réduit incite les acheteurs à sortir leur argent comptant et leurs cartes de crédit.

L’ancrage a un effet émotionnel et psychologique sur les acheteurs, même quand on sait ce qui se passe.

Les offres courantes : aubaine ou mauvaise affaire?

Achetez-en 2, obtenez-en 1 gratuit

Les offres « un acheté, un gratuit » sont d’excellentes aubaines (à moins que le prix de référence ait doublé). Par définition, ces offres équivalent à un rabais de 50 %, ce qui vaut la peine d’être considéré. Par contre, « achetez-en 2, obtenez-en 1 gratuit » ne représente qu’un rabais de 33 %. Avant de dépenser votre argent durement gagné, demandez-vous : achèteriez-vous trois articles à 33 % de rabais?

Aussi difficile qu’il soit de résister au mot « gratuit », il vaut mieux voir la chose comme un problème de mathématiques. Pour certains articles, un rabais de 25 % est un bon prix, mais si vous devez en acheter 4 (comme dans « achetez-en 3, obtenez-en 1 gratuit »), l’offre pourrait être moins intéressante.

Les soldes en ligne

Les bons prix des soldes en ligne peuvent être trompeurs. Surtout quand vous ajoutez les frais de livraison, et encore plus si vous choisissez la livraison express. Un détaillant en ligne peut vendre l’article que vous voulez à meilleur prix, mais la livraison pourrait le rendre plus cher que si vous l’achetiez près de chez vous.

Le magasinage en ligne avec « livraison gratuite à partir de 50 $ »

Beaucoup de détaillants en ligne offrent la livraison gratuite quand vous atteignez un montant d’achat minimum. C’est une excellente idée si vous voulez suffisamment d’articles sur ce site. Sinon, ne vous laissez pas piéger à acheter quelque chose à 20 $ pour économiser 2 $ de livraison. À tout le moins, vérifiez le montant des frais de livraison avant de décider si la livraison gratuite est une aubaine ou une mauvaise affaire.

Les abonnements aux sites qui offrent la livraison gratuite ne sont pas forcément de bonnes affaires non plus. Un simple calcul vous dira si ça vaut la peine ou non. Regardez les frais annuels. Si vous prévoyez payer autant en frais de livraison, allez-y. Sinon, passez votre tour.

Les consommations et les bouchées du 5 à 7

Vérifiez attentivement les prix pendant le 5 à 7. Vous pourriez trouver au menu des articles qui n’y sont pas habituellement, souvent parce que l’établissement ancre des prix plus élevés pour vous inciter à manger et à boire davantage.

Les cartes de fidélité des magasins

Sortez votre collection de cartes de fidélité de grandes surfaces, d’épiceries ou de pharmacies. Celles où vous accumulez des points pour obtenir un crédit en magasin, des rabais ou d’autres avantages. C’est encore le moment de sortir votre calculatrice. Beaucoup de grandes surfaces exigent que vous dépensiez plus de 500 $ pour obtenir 5 $ en retour. Vous serez sûrement d’accord pour dire qu’un rabais de 1 %, c’est une assez mauvaise affaire. Vous pouvez trouver mieux à peu près n’importe où.

Les programmes de rabais pour membres

Payer pour obtenir des rabais dans une grande surface, un grand magasin ou chez un détaillant en ligne peut être encore pire. Ressortez votre calculatrice. Payer d’avance 20 $ pour un rabais de 10 % veut dire que vous devez dépenser 200 $ avant même de commencer à rentrer dans votre argent. Si vous aimez vraiment ce magasin, l’offre en vaut peut-être la peine pour vous? Sachez simplement dans quoi vous vous embarquez avant de vous inscrire.

Les garanties prolongées

Une garantie prolongée, c’est comme acheter une assurance pour votre article. Si vous en avez besoin, vous « gagnez ». Sinon, vous avez donné votre argent à l’entreprise pour rien. Vous savez qu’elle fait des profits, alors vous devez déterminer votre tolérance au risque. Statistiquement parlant, par contre, vous payez pour rien. Pour vous aider à décider, pensez à l’article lui-même. A-t-il beaucoup de pièces mobiles ou fragiles? Serait-il difficile de le réparer vous-même? Combien a-t-il coûté? Par exemple, une garantie prolongée sur une voiture d’occasion est probablement une bonne affaire. Par contre, en prendre une pour des écouteurs risque fort d’être une mauvaise affaire.

Les ventes de fermeture

La plupart des ventes de fermeture sont de la frime. Une grande entreprise de liquidation achète la marchandise avant même le début de la vente. Elle « ancre » les prix à la hausse, puis baisse le prix des articles pour leur donner l’air d’aubaines. Et ensuite, rien n’est remboursable ni garanti.

Comment éviter les mauvaises affaires

Les vraies aubaines existent. Voici donc trois façons d’éviter de vous faire avoir.

Comparez : Vérifiez le prix d’un article dans un grand magasin, chez un détaillant en ligne et dans une grande surface. Consultez aussi le site Web du fabricant pour connaître le prix de détail suggéré.

Fixez votre propre point d’ancrage : Une fois que vous connaissez le prix courant d’un article, cherchez une aubaine. Si le rabais est inférieur à 10 %, vous pouvez trouver mieux ailleurs.

Restez fidèle aux entreprises qui le méritent : Si vous voyez un détaillant utiliser des politiques de prix douteuses, trouvez un autre endroit où acheter, pour de bon. Une entreprise ne change pas ses politiques de prix d’un article à l’autre.

Conclusion

Magasinez de façon avisée en gardant dans un coin de votre tête l’idée qu’une « aubaine » pourrait être une mauvaise affaire déguisée. Ensuite, avant de sortir votre carte de crédit, faites une petite enquête pour savoir si ce que l’entreprise vous promet est tout simplement trop beau pour être vrai.

Si ces conseils arrivent un peu trop tard et que vous avez besoin d’aide pour rembourser vos dettes, Debt.ca est la solution. Ici, vous obtenez le soutien et les ressources dont vous avez besoin pour vous sortir des dettes. Envie de reprendre le contrôle de vos finances? Communiquez avec l’un de nos experts dès aujourd’hui.

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