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Gestion des dettes

Bonnes dettes ou mauvaises dettes

D Rédigé par Debt.ca
Publié Mis à jour 4 min de lecture
Révisé par notre équipe éditoriale
Fait partie de Aide aux dettes
Dans notre dernier article, nous avons parlé du choix entre rembourser ses dettes ou investir dans son REER. Cela soulève une vraie question sur l’endettement : toutes les dettes se valent-elles, ou certaines dettes sont-elles « bonnes » alors que d’autres sont « mauvaises »? La plupart des gens ont tendance à classer les dettes dans ces deux catégories, mais les définitions varient et, bien sûr, vous faites peut-être résolument partie du camp « toutes les dettes sont mauvaises ». Dans ce cas, aucun débat ni aucune définition ne vous fera changer d’avis (et vous ne DEVRIEZ pas en changer!).

Qu’est-ce qu’une bonne dette?

Pour certains, une bonne dette est toute dette qui sert à faire croître des actifs, soit concrètement, comme un prêt immobilier, soit de façon plus générale, comme un prêt étudiant (qui ne rapporte pas directement, mais qui vous permet d’augmenter votre revenu avec le temps). D’autres affirment qu’une bonne dette devrait aussi être déductible d’impôt. Cela exclurait les intérêts hypothécaires (au Canada, du moins), à moins d’utiliser une stratégie comme la manœuvre Smith, une échappatoire de la loi fiscale canadienne qui vous aide à déduire les intérêts hypothécaires de votre résidence principale. Voici quelques exemples de bonnes dettes : PRÊT HYPOTHÉCAIRE : Eh non, votre propre maison ne compte pas. On parle uniquement d’un prêt hypothécaire pour un immeuble locatif. Comme c’est de l’argent emprunté pour investir, les intérêts SONT déductibles d’impôt. En théorie, vous toucherez des revenus locatifs tout en détenant un actif qui prend de la valeur : ce prêt coche donc toutes les cases d’une bonne dette. PRÊT À L’INVESTISSEMENT : Si vous empruntez de l’argent pour investir, les intérêts que vous payez sur ce prêt sont déductibles d’impôt. Qu’il s’agisse d’investir dans une entreprise, dans des actions ou dans un autre type de projet, c’est techniquement une bonne dette. PRÊTS ÉTUDIANTS : Investir en vous-même est généralement considéré comme une bonne dette. Si le choix se résume à ne pas étudier et à enchaîner des emplois minables toute votre vie, ou à obtenir un diplôme et à lancer une carrière professionnelle, contracter cette dette semble raisonnable. Bien sûr, ce ne sont pas les vraies options : bien des gens qui ne sont pas allés au collège ou à l’université connaissent un immense succès, et bien d’autres qui y sont allés n’arrivent pas du tout à trouver un emploi. Nous parlerons davantage des prêts étudiants dans un prochain article. Qualifier ces dettes de « bonnes » est peut-être un peu trompeur. Avantageuses, oui, mais le mot « bonnes » donne l’impression que tout le monde devrait se précipiter pour acheter un immeuble locatif. Voyons maintenant les mauvaises dettes, puis nous reviendrons sur le débat.

Qu’est-ce qu’une mauvaise dette?

Une mauvaise dette est contractée pour acheter ou faire des choses qui ne vous procurent aucun revenu et n’offrent aucun avantage fiscal. En voici des exemples courants : CARTES DE CRÉDIT : Acheter cette nouvelle télé avec votre carte de crédit à cause de tous les points que vous allez obtenir, ça ne compte pas comme une bonne dette. La télé est un passif (elle ne fait que perdre de la valeur), et les intérêts que vous payez sur votre carte ne sont pas déductibles. Peu importe ce que vous achetez, tout achat fait avec une carte de crédit réduit votre valeur nette et constitue donc une mauvaise dette. MARGES DE CRÉDIT : Comme pour les cartes de crédit, une marge de crédit peut sembler plus positive, puisqu’on la présente généralement comme une forme de « financement » plutôt que comme une « dette ». Mais en réalité, vous dépensez de l’argent que vous n’avez pas. PRÊTS AUTO : Même si vous vous convainquez que vous avez besoin de ce camion flambant neuf, sans quoi vos clients ne vous prendront pas au sérieux, ou que, dans le courtage immobilier, vous devez conduire une Mustang pour que les gens voient que vous réussissez, un prêt auto reste une mauvaise dette. La voiture perd de la valeur et constitue donc un passif. PRÊT HYPOTHÉCAIRE : Le prêt hypothécaire de votre propre résidence n’est pas une bonne dette. C’est discutable, et bien des gens le justifient en disant qu’il faut bien habiter quelque part, alors autant être propriétaire. Mais en réalité, même si votre maison prend de la valeur (auquel cas elle pourrait être un bon investissement), les intérêts non déductibles en font une mauvaise dette.

Et VOUS, qu’en pensez-vous?

Certaines personnes croient que toutes les formes de dettes ont leur utilité stratégique et que, bien utilisées, elles peuvent vous aider à atteindre vos objectifs. D’autres évitent toute forme de dette à tout prix. Si vous vous situez quelque part entre les deux, nous espérons que cet article vous a permis de comprendre les différences entre les types de dettes et de voir ce qui vous rapproche de vos objectifs et ce qui vous nuit. Enfin, méfiez-vous toujours des suppositions que vous faites. Si vous vous surprenez à justifier constamment une dette à vos propres yeux, il y a de bonnes chances que vous transformiez une envie en besoin. Déterminez ce qui vous aide vraiment et débarrassez-vous du reste.
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